dimanche 11 février 2018

Pourquoi les régimes, ce n'est plus pour moi






Les débuts d'année sont souvent synonymes de régime pour beaucoup de gens. Moi aussi, dans le passé, j'étais concernée par les régimes, et ce non seulement en début d'année. A vrai dire, il y eut une époque où les régimes avaient une réelle emprise sur ma vie et où mon humeur, mes repas et mes conversations dépendaient toutes d'un chiffre sur la balance.

Aujourd'hui, après être passée par plein d'étapes dans ma vie, un trouble du comportement alimentaire, deux grossesses, un changement alimentaire, je suis enfin bien dans mes baskets. Oui, même maintenant que mon bébé n'a que 8 mois, que je n'ai pas encore retrouvé mon ventre plat et que mes vergetures sont encore bien visibles, j'en suis enfin à un point où je peux me regarder dans le miroir sans rien vouloir changer.

Si tu as un peu de temps devant toi, je vais donc t'expliquer pourquoi les choses ont radicalement changé pour moi, depuis mes 15 ans.



Comme je l'ai indiqué plus haut, j'ai eu un trouble du comportement alimentaire étant ado. Je ne vais pas entrer dans les détails - ce n'a pas été dramatique, cela n'a pas duré longtemps, je n'ai pas ressemblé à un squelette. Toujours est-il que j'ai commencé à compter les calories de manière obsessionnelle et qu'une journée durant laquelle j'avais réussi à ne manger que des pommes, c'était une journée réussie. Soit dit en passant, je ne recommande absolument pas la monodiète de pommes - sauf si tu veux finir aux urgences avec des aigreurs d'estomac à ne plus pouvoir te redresser... Comme le savent tous les professionnels de la santé, les régimes sont hautement déconseillés pour toute personne ayant eu un trouble du comportement alimentaire. Trop dangereux, en fait: la pente est raide, et il est facile de glisser à nouveau vers l'obsession. 

Ensuite, il y a le fait que mon corps a changé. Lorsque je suis devenue végétalienne, c'était pour des raisons diverses et variées (je t'en parlerai peut-être un jour, ça risque d'être long!) Mais la santé était une de mes raisons. Quelle surprise ai-je eue quand j'ai constaté que les quelques kilos en trop que je me trimbalais depuis quelques années, à ce moment-là (j'avais tout juste eu 30 ans)  ont fondu tout seul. Comme si mon corps n'attendait que de se débarrasser des protéines et graisses animales pour trouver sa bonne forme. J'ai très vite atteint mon poids idéal, celui où je me sens parfaitement à l'aise avec moi-même. Et ce sans régime.


Et depuis, alors que tant de gens autour de moi pensent que je me prive, j'ai réappris à profiter de la vie. A manger sans la moindre culpabilité. 

Mes deux grossesses ont cependant bien failli remettre en péril l'équilibre que j'avais trouvé. Un gynécologue super par ailleurs, mais un peu trop à cheval sur l'axe de la prise de poids de la femme enceinte, et juste le fait de voir mon corps changer, un peu trop, n'a pas toujours été facile. Puis le fait qu'on vous demande de vous peser régulièrement a représenté un vrai défi: Le défi de ne pas de nouveau me transformer en bourreau de moi-même. 

Ce qui a sauvé la mise, je crois, c'est un changement de perspective, le fait de donner la vie, de me rendre compte combien la course après un chiffre idéal sur la balance n'a aucun sens. Et puis, pendant ma grossesse ainsi que mon allaitement, j'ai développé un rapport plus sain au corps, à ce qui le nourrit, lui donne de la force. Voir la nourriture comme un bien et non comme un mal, comme du carburant et une source de vitalité.



Quand je regarde les jambes potelées de mon bébé, et que je suis contente (comme toutes les mamans) qu'il soit en bonne santé, je me dis combien la recherche d'une silhouette filiforme est absurde. L'essentiel, après tout, c'est d'être en bonne santé et de se sentir bien, non? Etre en forme est infiniment plus important qu'un chiffre sur la balance, pour moi, désormais. Depuis que je fais du yoga et du pilates, je suis plus tonique, mon corps est moins "mou", que jamais auparavant. 

Globalement, même si les cures de jus et des périodes raw food font du bien au corps, les régimes à proprement parler, cela ne m'intéresse vraiment plus. J'ai envie de quelque-chose de soutenable sur la longue durée. Et dans cette optique, l'alimentation végétalienne est idéale pour moi: savoureux mais légers, les plats que je mange au quotidien (comfort foods inclus) me permettent non seulement de vivre en accord avec mes valeurs (dans le domaine de la  nourriture, du moins) mais aussi de garder la ligne sans même y penser et sans me priver. Finies les culpabilisations pour une part de gâteau ou un morceau de chocolat - ça n'existe plus.


Je respecte les personnes qui sont amenées, pour une raison ou une autre, à faire un régime; quant à moi, je ne veux plus jamais compter les calories - je ne sais que trop bien combien ça peut vous gâcher la vie.


dimanche 21 janvier 2018

Comment maintenir une maison (plutôt) rangée

Oui, oui, j'attaque un sujet de ménagère - du moins en apparence! En réalité c'est quelque chose qui me passionne de plus en plus, non pas le ménage, ne t'inquiète pas: mais le fait de pouvoir évoluer dans un environnement propre et rangé. Car quand c'est le cas, je respire, je réfléchis mieux, je fonctionne mieux, je vis mieux.

Je n'ai pas toujours été très organisée et ce n'est que depuis quelques années que je constate que je suis une personne qui range, qui remet les choses à leur place, qui voit  le désordre et essaie d'y remédier au mieux possible. Au vu des bienfaits que cela a pour ma santé mentale, cela vaut déjà largement le coup.

Dans ma tête, c'est souvent un peu un capharnaüm, alors j'ai d'autant plus besoin qu'autour de moi il y ait de l'ordre. Mon mari, c'est un peu le contraire: ordonné dans sa tête, et moins attaché à ce que tout soit pile poil au bon endroit autour de lui. Comme il est plus organisé dans sa tête, les gens présument souvent qu'il a plus le sens de l'ordre que moi. Mais en réalité, à la maison, celle qui tient à ce que tout soit rangé, c'est bien moi. Même si on ne l'aurait pas cru, quand j'étais petite/ado!

Bon, j'aurais tout aussi bien pu appeler cet article "Comment ne pas sombrer dans le chaos total." J'ai un bébé et un enfant en bas âge - il va sans dire que souvent, à la maison, c'est plutôt un amas de jouets, de vêtements (propres ET sales) de vaisselle, de boîtes de carton (parce qu'on achète pratiquement tout sur internet désormais) de restes de nourriture, de bouts de plasteline...

Cependant, j'arrive désormais mieux à maintenir ou à rétablir l'ordre à la maison (du  moins la plupart du temps) et voici quelques astuces qui m'aident au quotidien. Pour le gens super ordonnés de nature, ces astuces tombent certainement sous le sens. Mais peut-être seront-elles tout de même utiles à quelqu'un.


Vider le lave-vaisselle dès le matin

C'est fou comme ça change (presque) tout de s'atteler à cette tâche (qui prend littéralement 5 minutes)  dès le matin. Avant, souvent, je remettais à plus tard et puis, comme le lave-vaisselle était pris, la vaisselle s'entassait dans l'évier, jusqu'à prendre des proportions hallucinantes. Alors que, en commençant par une machine vidée dès le matin, on peut remplir au fur et à mesure et garder un évier dégagé - et une cuisine nettement plus accueillante.



Ne jamais quitter une pièce les mains vides 


Surtout lorsqu'on habite dans une maison, on est tout le temps en train d'aller d'une pièce dans l'autre et d'un étage à l'autre. Même si on n'est pas à proprement parler en train de ranger, à chaque fois qu'on quitte une pièce, pourquoi ne pas emmener avec soi quelque chose qu'on voit traîner? Cette petite habitude évite que les objets s'accumulent et créent du désordre. 


La one-touch-rule

Il n'y a pas beaucoup de sens à faire faire plusieurs escales à tous nos petits et grands objets qui servent au quotidien - si on peut carrément faire un aller-simple en une fois. Donc ne pas mettre d'abord l'assiette sale dans l'évier pour ensuite seulement la placer dans le lave-vaisselle


Dégager les surfaces 

Quand j'ai l'impression que ma maison est encombrée et je ne sais pas trop d'où vient cette impression floue, mon premier réflexe est de vérifier les surfaces (comme l'îlot de la cuisine, le meuble sur lequel est posé la stéréo, l'armoire à chaussures, et la cheminée. Je  résiste d'ailleurs  à l'envie d'avoir un dépôt dans les zones de la maison où il y a beaucoup de passage

Enlever de votre champ de vision tout ce qui ne sert pas dans l'immédiat
(ne serait-ce qu'à la décoration)

Pendant très longtemps, j'aimais faire ce que j'appelle maintenant une exposition permanente - des étalages d'objets juste pour me souvenir que j'avais ces objets à disposition. Cette astuce s'explique toute seule: depuis que j'ai abandonné cette habitude, j'ai nettement moins de désordre dans la maison.

Désigner une place spécifique pour chaque objet

Oui, c'est possible! C'est évidemment plus facile de remettre les choses à leur place si chaque objet à un endroit désigné qui est le sien. Est si cela ne l'est pas, c'est sans doute qu'il y a un problème par rapport an nombre d'objets accumulés (redondants, ou carrément inutiles) 



Réduire le nombre de ses possessions

On peut faire tout ce qu'on veut pour ranger ses affaires, il arrive un moment où il ne s'agit plus que d'un éternel réarrangement d'objets qui, si on est honnête, sont juste trop nombreux. 

Désencombrer ma maison est une des meilleures choses que j'ai pu faire et je renouvelle l'expérience dès que j'en ressens le besoin ou la nécessité.

lundi 8 janvier 2018

Des livres inspirants à écouter en 2018





Le monde de l'audio m'a toujours fascinée, davantage que le domaine du visuel. 


Je suis une lectrice passionnée et tourner les pages d'un bouquin restera toujours l'un des plus grands plaisirs dans la vie pour moi (ajoutez-y une boisson chaude et le doux bruit de la pluie ou d'un orage en fond sonore, et je suis comblée)  Seulement voilà, j'ai moins le temps de m'asseoir avec un bouquin, ces derniers temps, et par conséquent j'ai cherché le moyen de pouvoir écouter des textes de qualité dans les moments de creux - ces moments où j'ai les mains occupées mais l'esprit libre. Ceci permet de découvrir plus de livres en moins de temps, mais aussi d'atténuer le côté frustrant de ces tâches qui vous donnent l'impression que vous n'avez rien fait de votre journée.

De plus, j'ai eu des problèmes avec la vue depuis ma toute petite enfance, ce qui fait, je crois, que je me suis appuyée davantage sur d'autres sens, comme le toucher mais aussi l'écoute. Une statistique que j'ai recherchée pour mon travail m'a appris que nous passons la plus grande partie de notre temps à écouter, beaucoup plus qu'à parler, à lire et à écrire. L'aspect communicatif de l'écoute entre en ligne de compte, évidemment, mais aussi une composante plus nourrissante pour moi qui ai toujours besoin de me ressourcer dans des moments solitaires: l'écoute de livres motivants, inspirants et la découverte du monde des podcasts. Je mentionnerai sûrement ces-derniers sur le blog une fois que je les aurai explorés davantage, mais...pour l'instant, voici donc un article focalisé sur les livres marquants que j'ai écoutés récemment et dont je vous recommande la lecture OU l'écoute pour 2018.


Je me suis rendu compte, de plus, que j'aime les formats audio depuis très longtemps. Est-ce parce qu'étant enfant on aime tellement qu'on nous lise des histoires que finalement, écouter un joli texte, c'est un plaisir sans nom et qui évoque le bonheur, tout simplement? 

Et puis, même une lectrice assidue comme je le suis s'attrape parfois à divaguer pendant la lecture, à avoir du mal à se concentrer. Quand un texte est dit, lu à haute voix, c'est comme s'il s'imprégnait mieux dans ma tête...comme si, ne l'ayant pas devant les yeux, j'étais obligée à m'accrocher à chaque mot, et à ne pas en perdre une miette.

Voici donc une petite liste de livres que vous pouvez trouver en format audio, notamment sur audible.com

Born a crime 

Trevor Noah, c'est un personnage qui m'intrigue beaucoup, très intelligent, un brin malicieux, et infiniment intéressant à écouter au vu de son histoire, mais aussi de par sa personnalité. J'ai écouté l'intégralité de ce livre dans la voiture. Si l'histoire de l'Afrique du Sud et les personnages hauts en couleur vous intéressent, il a définitivement (aussi) été écrit pour vous.

Il y a des lecteurs qui préfèrent se créer leur propre idée de différents personnages dans un livre - écouter ce livre peut y faire obstacle - tout comme voir une pièce de théâtre sur scène vous empêchera de créer votre propre mise en scène dans votre tête à la lecture. Cependant, Trevor Noah étant un comédien bourré de talent et surtout un imitateur d'accents exceptionnel, j'ai pris beaucoup de plaisir à écouter son texte avec les intonations de sa voix - il m'a beaucoup fait rire.


Never Broken

Tous ceux qui me connaissent un tant soi peu savent à quel point la chanteuse Jewel a eu un impact dans ma vie. Au lycée j'embêtais tous ceux qui voulaient ou ne voulaient pas l'entendre avec les paroles de la chanson Foolish Games (qui est toujours ma chanson préférée) La voix qui raconte l'histoire de Never Broken  (celle d'une jeune fille ayant grandi en Alaska et dans la pauvreté) est aussi la voix mélodieuse que vous pourrez découvrir en écoutant les albums de Jewel. C'est juste la meilleure chanteuse au monde (mais oui, je suis très objective) En-dehors de cela, c'est surtout un être humain qui a su tirer des leçons des moments durs de sa vie. Le site Neverbroken.com qu'elle a créé sert à encourager tous ceux qui veulent devenir des êtres humains plus positifs.

Big Magic (Elizabeth Gilbert)

Je te renvoie à cet article publié il y a quelques semaines sur mon blog: Sur les pas d'Ondine: Big Magic (la créativité à portée de main)
Quelle découverte que ce bouquin, que je recommande chaudement à tous les esprits créatifs (sur les bords)

C'était, pour moi, une lecture (puis une écoute) libératrice...c'est un livre que je veux relire encore et encore, dans les moments où je doute de la légitimité de mes activités créatives, dans ces moments où la peur prend le pas sur le désir de créer et où j'oublie la présence mon "pouvoir magique".

5 second rule  (Mel Robbins)

Encore un de ces bouquins universellement utiles...et qui t'offrent plein de prises de conscientes en cours de lecture/d'écoute.

Grâce à ce bouquin, je décroche plus souvent le téléphone au lieu de remettre un appel à plus tard, je surmonte mieux mes hésitations, je ne me perds plus autant dans le flou et me dirige plus facilement vers l'action concrète.

Et puis, gros pansement pour tous ceux qui procrastinent (remettent à plus tard): il s'avère qu'on n'est pas des paresseux, mais qu'on essaie juste d'éviter le stress. Une fois qu'on déculpabilise, le cercle vicieux est rompu, et on découvre le bien que cela fait de faire de suite. Et de se débarrasser de son stress en même temps.

The Miracle Morning

Je te renvoie à cet article Sur les pas d'Ondine: La vie de mes rêves ("The Miracle morning" par Hal Elrod) et t'encourage vivement à lire ou à écouter ce livre - et à rejoindre le mouvement!

Year of Yes

Au cours de ma vie j'ai peu à peu appris à dire "non" davantage - à ne pas me surcharger, à ne pas essayer de plaire à tout le monde. Paradoxalement, en même temps, j'ai aussi appris à dire un grand OUI dans les bons moments - et à me laisser surprendre un peu plus, chaque année.

Shonda Rimes est la créatrice de séries comme Grey's Anatomy et Scandal, un personnage immense dans le monde de la télé, personne timide et peureuse dans la réalité. En tout cas, elle l'était, dans le passé. Depuis, elle a écrit Year of Yes, et a vécu un tournant dans sa vie. La lecture de ce livre (que j'ai lu avant de connaître les livres audio) a certainement marqué un tournant pour moi.

The Universe has your back

Ce livre de Gabrielle Bernstein est un bon exemple du type de lecture philosophique et spirituelle qui me parle énormément en ce moment. Ce qui me plaît sans doute le plus, c'est que c'est le genre de livre dont l'approche est compatible avec toutes les religions, toutes les philosophies - que vous croyiez en un Dieu ou non. Il s'agit dans ce livre juste d'apprendre à lâcher prise, à avoir confiance, à croire, au sens absolu de ce terme.

samedi 2 décembre 2017

Big Magic (la créativité à portée de main)




Rares sont les livres que je recommanderais à toutes les personnes que je connais sans exception. Big Magic fait partie de ces livres-là. Le genre de magie qu’il aborde n’a rien à voir avec des lapins tirés d’un chapeau: Il parle de créativité, de chances à saisir, de potentiel à explorer. 

Elizabeth Gilbert, auteur de Eat Pray Love, raconte entre autres ici l’histoire d’une idée qu’elle a eue, en proie à l’inspiration, puis qu’elle a perdue, d’un livre projeté mais finalement jamais écrit. Un livre qui a ensuite été écrit par une autre. Et des conclusions qu’elle a tirées de cette expérience. Comme beaucoup d'événements dans la vie, cet épisode montre lui aussi que dans une existence, presque tout dépend de notre perception des choses. En effet, Elisabeth aurait largement pu avoir une réaction négative à cette étonnante coïncidence (deux écrivains ayant la même idée de roman, presque pile poil, presqu'au même moment):  Eh voilà, une autre a volé mon idée! ça montre bien que je n’ai pas de chance, je suis nul, je n’arrive jamais à rien mener à bout etc. Or, en réalité, sa réaction ressemblait à peu près à ceci: Mais c’est fascinant! Je ne me doutais pas que les idées existent indépendamment de nous, créateurs, qu’elles migrent en plus, qu’elles peuvent se matérialiser dans un cerveau comme dans un autre! » 

Ce sont deux réactions diamétralement opposées et qui sont pourtant toutes les deux des réactions possibles…entre les deux, je crois que c’est la première qui est la plus fréquente et probablement la plus logique, au vu de la nature humaine et de sa tendance à être négative. A bien y réfléchir, pourtant, la « déception » qui est arrivée à Elisabeth par rapport à son projet de livre n’en est une que si elle est perçue en tant que telleElle a choisi de voir les choses différemment. Tout comme elle a choisi, un jour, de ne pas laisser la peur gagner, de créer sans se laisser vaincre par les doutes et les craintes (Quelqu’un va-t-il me lire un jour? Que vont penser mes proches de mes textes? Je n’ai pas assez de talent…etc.) 

D’après elle, nous pouvons tous être des créateurs et créatrices si nous ne laissons pas la peur gagner. Voilà ce qu’elle écrit au début de son livre: 

"Dearest Fear: Creativity and I are about to go on a  road trip together. I understand you'll be joining us, because you always do. I acknowledge that you believe you have an important job in my life, and that you take your job seriously.  (...) and may I say, you are superb at your job. There is plenty of room in this vehicle for all of us, so make yourself at home, but understand this: Creativity and I are the only ones that are going to be  making any decisions along the way. You're allowed to have a seat, and you're allowed to have a voice, but you're not allowed to have a voice. (...) Dude,you're not even allowed to touch the radio. But above all else, my dear old familiar friend, you are absolutely forbidden to drive." 

En résumé, elle s'adresse à la peur qui l'a accompagnée toute sa vie durant - et en particulier dans les moments créatifs - pour lui dire, gentiment, que même si elle (la peur) sera sans doute toujours de la partie quoi qu'elle entreprenne, ce n'est pas la peur qui aura le dernier mot, ou même qui aura son mot à dire: "La créativité et moi (la créatrice) serons les seules à avoir voix au chapitre."

Ce qu'elle a découvert, en cours de route, c'est la magie de la création. Tout au long de cette incroyable oeuvre de non-fiction, Elizabeth Gilbert explore toutes les facettes de cette prise de conscience époustouflante: tout ce que nous voudrions créer est à notre portée, juste là - et si seulement nous nous en rendons compte, nous le touchons déjà du doigt. D'ailleurs, d'après l'auteur, si on veut être un artiste, intégrer la créativité à notre vie sans plus jamais l’abandonner, cela ne veut pas dire qu’on doit changer de métier, laisser tomber son gagne-pain, essayer d"être un artiste" à temps plein. L'art et la créativité peuvent irradier toute une existence, quelle que soit notre activité professionnelle. L'auteur passe en revue mille et une facettes du processus créatif, de ses revers, raconte une panoplie d'anecdotes palpitantes, et toujours, toujours, s'exprime avec passion au sujet d'une créativité sans frein, sans gêne. Je ne peux pas recommander ce livre assez chaudement. Il est aussi disponible en version audio (lue par l'auteur elle-même).








dimanche 5 novembre 2017

Mes modèles littéraires





Oui, oui, je n'ai pas de honte à l'admettre: ce sont un peu mes héros (et héroïnes!) Et je ne suis pas le moins du monde gênée à avouer que, pour moi, ces personnes sont de véritables amis, que je rencontre aussi régulièrement que je peux. Ce sont eux qui me motivent, qui m'inspirent, qui me donnent du courage...et, paradoxalement, la qualité de leurs textes, au lieu de me faire prendre conscience de la médiocrité de mes propres brouillons et premiers jets, n'est qu'un aiguillon, un catalyseur de créativité. Car ces textes, s'ils existent, c'est bien que quelqu'un les a tirés de son imaginaire, c'est-à-dire, de nulle part. Cela veut dire que la magie existe, qu'elle opère dans les bouquins et que je peux moi aussi être magicienne.



Alice Munro

Merci, Alice Munro, de m'avoir montré que les short stories comme je les ai toujours rêvées, ça existe. Qu'il n'y a pas de honte, pour un écrivain, à n'écrire que "du court". J'adore la densité d'un texte qui va à l'essentiel, et laisse de côté tout le reste. Je suis admirative devant les cerveaux scientifiques qui savent tout découper au scalpel, cependant, n'ayant moi-même pas un esprit très analytique, je me retrouve plus dans la synthèse, c'est quelque chose qui me parle vraiment, que je trouve poétique et inspirant.
Les recueils de nouvelles d'Alice Munro renferment plus de cohérence interne que bien des romans - tout se tient, tout est beau même quand rien ne l'est - et il n'y a pas une seule syllabe ent trop.


Jonathan Franzen

Difficile d'aimer davantage un auteur quand c'est lui qui m'a montré que, heureusement, les vrais auteurs existent encore. Ceux qui se plongent corps et âme dans l'écriture d'un roman, qui écrivent des oeuvres à la fois contemporaines et intemporelles, qui mettent la langue dans laquelle ils écrivent au service de l'histoire qu'ils racontent, qui ne restent pas à la surface. J'aime, à mon tour, plonger dans ces romans, bien qu'après une telle lecture, bien des oeuvres paraissent fades et superficielles en comparaison.

Ces personnages sont de VRAIS personnages, pas de ces créatures qui tiennent à peine sur le papier et sont encore moins imaginables dans la vraie vie. Pip, Tom, Anabel (Purity) Walter et Patty (Freedom), Denise, Gary et Chip ( Corrections) j'ai l'impression de les connaître, vraiment. Cette capacité à insuffler la vie à des personnages inventés de toutes pièces me fait penser à Balzac et à ce professeur qui, lorsqu'il avait passé trop de temps plongé dans un roman de la Comédie humaine, aurait juré avoir croisé Rastignac ou au coin d'une rue.

Les écrivains contemporains que j'admire sont bien rares, mais c'est une joie d'autant plus intense de les découvrir au milieu d'un paysage littéraire parfois bien décevant.


Marcel Proust

Pour moi, le plaisir de lire est infiniment supérieur à celui de dire "j'ai lu". Bien sûr, c'est important de se cultiver, de s'ouvrir à de nouveaux horizons, de s'instruire grâce à la lecture. Mais le "j'ai lu", dans le monde de la lecture, prend trop souvent le pas sur le "je lis".

Cette petite intro sert à te dire que je lis Marcel Proust depuis mes 18 ans, et que je prends mon temps.

Je me souviens de ma dernière année de lycée, quand mes camarades de classe s'amusaient à dessiner une cible sur le tableau noir et à tracer les mots "Tirez sur le Proust!" à la craie - pour ensuite s'exécuter en jetant des éponges sur la pauvre cible. Le moins qu'on puisse dire, c'est que Proust n'était pas vraiment aimé de mes camarades de classe. Heureusement, plus tard, j'ai pu faire la connaissance d'autres proustiens inconditionnels, comme moi!

Certes, Proust fait de longues phrases, certes, il peut parler pendant des pages du goût d'un morceau de madeleine trempé dans du tilleul mais - qu'est-ce qu'il excelle à cerner la complexité de l'être humain, les relations entre les personnes, les fluctuations entre les différentes couches de la société!

Proust, par certains côtés, c'est l'écrivain que j'admire le plus (la Recherche du temps perdu, de par son envergure et de par sa perfection, est juste complètement dingue) mais c'est celui que je n'aimerais jamais être. Il a, à un certain moment de sa vie, remplacé sa vie par son écriture, s'enfermant dans une pièce insonorisée dont il ne sortait plus que pour les besoins de son art. Je suis complètement amoureuse de la littérature depuis très longtemps mais - jamais je ne sacrifierais ma vie entière pour l'écriture d'une oeuvre.

Quoi qu'il en soit, j'espère bien que la Recherche m'accompagnera encore longtemps - je sais qu'elle me réserve encore des tas de beaux moments de lecture!

"La lecture est une amitié."

Marcel Proust

Une partie 2 de cet article suivra sûrement ... même si j'évoque ici des auteurs que j'admire énormément, je suis loin d'avoir fait le tour de tous mes modèles littéraires. 



lundi 18 septembre 2017

Des trésors dans ma cuisine



Il y a une question que me fille me pose pratiquement tous les jours, au moment où je lui donne à manger ou alors lorsque nous nous apprêtons à cuisiner ensemble: "Il y a quoi dedans?" J'aime à penser qu'elle a hérité de ma passion pour la cuisine et s'enthousiasme pour tous les ingrédients que recèlent mes armoires. Elle adore énumérer les ingrédients d'une recette et même me rappeler si j'ai "oublié" d'ajouter ceci ou cela. Ce dont je suis convaincue en tout cas, génétique à part, c'est qu'elle doit remarquer mon engouement et qu'il est quelque peu contagieux!

Ma fille aînée a 3 ans et c'est vrai qu'à travers elle, depuis 1 à 2 ans, je vois tout avec des yeux différents. Je vois les plats qu'elle apprécie, j'écoute les questions qu'elle me pose, j'essaie d'accompagner ses découvertes culinaires. Certes, elle a 3 ans, et elle aime aussi les frites, les glaces, et les biscuits, comme tous les enfants. Et elle a le droit de goûter à tout, en-dehors de la maison (nous avons juste fait le choix d'attendre avant de lui laisser essayer de la viande, pour qu'elle soit en âge de comprendre ce qu'elle mange) Mais à côté elle adore les nouilles au seitan ou encore les casseroles aux lentilles et aux noix, la quiche au tofu fumé ou encore les crêpes coco-banane. Et en parlant d'ingrédients, elle est habituée aux graines de chia et aux baies de goji qu'elle mange comme des bonbons.

Je suis passionnée de cuisine depuis belle lurette maintenant, mais ce n'est que quand j'ai adopté une alimentation plant-based que mon imagination culinaire s'est décuplée et que j'ai commencé à réellement m'épanouir derrière les fourneaux. Pour ceux que ça intéresse, voici le lien de mon article de conseils pour une alimentation végétalienneSur les pas d'Ondine: Conseils pour une alimentation végétalienne J'aime à considérer la richesse du monde végétal et les bénéfices que je peux en tirer comme si les produits d'origine animale n'existaient pas. D'ailleurs, pour moi, c'est tout comme, puisqu'il ne s'agit pas (plus!) d'aliments à mes yeux. A noter cependant que je me réserve le droit de reprendre et véganiser des plats (comme le Shepherd's pie qu'on adore à la maison) que j'apprécie pour leur alliage de textures ou de types de saveurs.

Après des années d'expérimentation avec des recettes végétales, j'ai fini par acquérir une certaine aisance dans la cuisine, je me laisse encore et encore inspirer par mes livres de recettes préférés (mes 'auteurs' préférés étant Angela Liddon du blog Ohsheglows, Chloe Coscarelli - gagnante des Cupcake wars - Isa Chandra Moskovitz du site "culte" Postpunkkitchen, Marie Laforêt et quelques autres)

Revenons-en au sujet de cet article: le contenu de mes placards, les ingrédients que j'utilise, jour après jour, depuis maintenant un peu plus de 5 ans, sans m'en lasser. Mais, d'abord, un retour en arrière.


flashback: hiver-printemps 2017, je suis enceinte de ma deuxième fille

 Etant enceinte, la nourriture représente beaucoup pour moi en ce moment - encore plus que d'habitude! Alors que déjà à la base je me passionne pour la cuisine et l'alimentation, pendant ma grossesse cela vire quasiment à l'obsession.  J'ai besoin en permanence de remplir mon frigo, de réarranger toutes mes petites jarres, de planifier des repas, puis de changer d'avis, dix fois.

Alors que je suis en train de préparer plein de petits plats à congeler pour après la naissance de mon bébé, je me rends compte une nouvelle fois combien j'aime le fait-maison (qui prend beaucoup moins de temps que les gens pensent) 

Retour vers le moment présent: Finalement, je me lasse vite des plats commandés et autres take-away et une fois les réserves du congélateur épuisées, je retrouve avec plaisirs mes casseroles et je cuisine des petits plats, je prépare des sauces, des smoothies, des quiches et j'en passe, dès que bébé fait dodo. Je ne peux pas m'en passer, c'est une façon d'être créative et de mettre en même temps en pratique des principes à la fois éthiques et de santé.

J'emmène d'ailleurs toujours mon Nutribullet avec moi quand je voyage; c'est un peu comme si j'avais une cuisine de poche avec moi (cet engin qui a l'air d'un mini-blender est super-pratique et multi-usage)

Ma grossesse, la période post-naissance et puis nos voyages récents m'ont donné envie d'écrire enfin cet article dont l'idée me travaillait déjà depuis un moment.

Ce que je mange dans une journée: en commençant par le petit déjeuner
Dans mon article de conseils sur l'alimentation végétalienne, j'avais évoqué des catégories d'ingrédients. J'aimerais ici, plutôt, ouvrir une petite fenêtre sur mon alimentation de tous les jours pour montrer de manière concrète comment je me sers des végétaux au quotidien pour bien manger. D'une manière générale, je maintiens une aussi grande variété que possible, en incluant beaucoup d'aliments différents et en essayant de toujours composer des assiettes multicolores. Je constate souvent que je mange beaucoup plus varié que quand j'étais omnivore, et mes assiettes sont nettement plus jolies! J'aime à m'inspirer de différentes cuisines et trouver de nouvelles combinaisons tout le temps.

Petit déjeuner
En ce moment, je suis obsédée par les smoothie bowls, tellement faciles à faire, tellement bourrés en nutriments et tellement savoureux! Tapez les mots "smoothie bowl" dans Google images et vous allez voir...les croissants et baguettes n'arrivent pas à la cheville de ce type de petit déjeuner à mon avis! 


 Le smoothie à base de fruits frais, purée d'amande ou de noix, graines de chanvre, lait végétal, vanille/sirop d'érable (ajout optionnel: quelques feuilles d'épinards) - parfois je le fais au chocolat en ajoutant de la poudre de cacao ou alors façon crème glacée en ajoutant des bananes congelées dans le blender. Petit tuyau pour gagner du temps (même si déjà à la base c'est rapide, la préparation d'un smoothie): mettre dans le congélateur des petits sachets contenant chacun tous les ingrédients pour un smoothie- et au moment de préparer votre smoothie, vous n'avez plus qu'à verser les contenus du sachet dans votre blender et tout mixer.

J'aime ajouter du granola dans mon smoothie bol: je le prépare le plus souvent possible moi-même (je fais des plus grandes quantités à l'avance) en mélangeant des céréales avec des graines et des noix (et, là aussi, parfois je fais la version chocolat), j'y verse quelques cuillères d'huile de coco fondue, quelques cuillères de sirop d'érable, un peu de cannelle...je mets le tout au four pendant une demi-heure en remuant de temps en temps - et le tour est joué. Alors qu'en hiver, j'aime bien manger des flocons d'avoine classiques cuits à la poêle, en été je prépare plutôt ce qu'on appelle overnight oats, c'est-à-dire des flocons d'avoine que je fais tremper dans du lait d'amande (dans une jarre en verre de préférence) avec des graines de chia, de la vanille et du sirop d'érable au frigo pendant la nuit.

Le weekend, je fais très souvent des crêpes, les possibilités sont infinies: crêpes aux pommes et à la cannelle, crêpes banane-coco, crêpes épaisses aux fruits rouges...  Je partage ici une recette de crêpes aux myrtilles - on peut aussi ajouter des pépites de chocolat-selon Chloe Coscarelli: https://awakenedvegan.wordpress.com/2012/08/29/blueberry-pancakes-for-dinner-sure-why-not/


Déjeuner/Dîner

A la maison, les déjeuners et dîners sont, à vrai dire, un peu échangeables, puisqu'on ne mange pas forcément différemment à midi que le soir et que ça dépend plutôt des envies de chacun et du degré de faim aussi! 

Je vais simplement donner ici 10 idées de plats que j'affectionne particulièrement et qui reviennent, avec des variantes, dans notre rotation régulière. Bien que j'indique pour la plupart des plats une recette particulière, il existe des variantes multiples sur internet de ces plats fétiches de la cuisine végétale - et si on est féru de cuisine, on peut carrément improviser!

J'ai choisi plutôt des repas du style comfort food et majoritairement des plats que j'ai tendance à cuisiner en automne-hiver-mais pas uniquement!


Chili aux légumes et aux haricots rouges, avec crème de noix de cajou, avocat, riz complet - voir deux recettes: du blog PostPunkKitchen http://www.isachandra.com/2010/12/red-lentil-thai-chili/
 et du blog Ohsheglows http://ohsheglows.com/2014/02/05/my-favourite-vegan-chili-with-homemade-sour-cream/

Korma aux légumes (plat indien): d'après une recette d'Isa Chandra Moskovitz http://www.isachandra.com/2010/11/cashew-vegetable-korma/

Soupe aux lentilles: 
Soupe aux lentilles vertes et à l'estragon https://recipes.sparkpeople.com/recipe-detail.asp?recipe=1559943 
Soupe aux lentilles corail (comfort food par excellence) http://ohsheglows.com/2016/04/03/glowing-spiced-lentil-soup/
ou alors la soupe aux légumes mixés avec une poignée de lentilles corail et un demi-citron pressé (sans recette particulière)


Seitan Stroganoff-une sauce crémeuse au seitan et aux champignons: http://www.isachandra.com/2008/10/1010/

Quiche au tofu- voici deux variantes: l'une du blog Ohsheglows (quiche champions-épinards): http://ohsheglows.com/2013/08/27/sun-dried-tomato-mushroom-and-spinach-tofu-quiche/
pour gagner du temps, on peut simplement utiliser une pâte brisée toute prête
l'autre 'façon lorraine': https://www.youtube.com/watch?v=b2FXLj09aIg

Burger aux pois chiches, hummus-avocat, sauce tahini, et patates douces au four (d'après la recette de Chloe Coscarelli http://healthyliving.trcc.org/recipes/falafel-sliders-with-avocado-hummus

Shepherd's Pie aux lentilles et aux noix (d'après la recette de Niomi Smart dans son livre Eat Smart) Je n'ai pas trouvé la recette en ligne mais j'ai découvert récemment que Jamie Oliver, cuisinier en chef, a créé lui aussi une recette de Shepherd's Pie végétal que j'ai hâte d'essayer! Je partage le lien ici:http://www.jamieoliver.com/recipes/vegetables-recipes/vegan-shepherd-s-pie/

Fried rice (avec mango/ananas/clémentine): http://www.isachandra.com/2012/02/mango-fried-rice/


Fettucine Alfredo / pâtes à la sauce aux noix de cajou (option: avec courge butternut dans la sauce)  - un grand favori de la cuisine végane, je recommande cette recette de Miyoko Schinner pour la version simple https://www.youtube.com/watch?v=Yu7_z96RKCw&t=186s
ainsi que la recette un peu plus sophistiquée d'Isa Chandra (avec miso blanc et courge) http://www.isachandra.com/2012/10/roasted-butternut-alfredo/

Et finalement, les Lasagne, mon plat préféré de tous les temps! cuisiné encore et encore pour des amis dans le passé, et j'aime encore plus la version végétale:
bolognese au seitan, tofu façon ricotta avec basilic
Voici une recette de Chloe Coscarelli http://www.thehippyhomemaker.com/there-is-no-way-that-lasagna-was-vegan-just-no-way/
Il y en a une autre comportant du seitan émincé dans son livre de cuisine italienne (pas disponible sur internet pour le moment)
Mais à vrai dire, quand je fais des lasagne, je  mélange un peu toutes les astuces différentes que je pioche dans différentes recettes, pour arriver à un méli-mélo de toutes les saveurs que je préfère!

Et oui, j'ajoute aussi du parmesan végétal, que je fais en 5 minutes en écrasant une demi-tasse de noix dans un blender puis en y ajoutant une pincée de sel et une cuillère de levure maltée.

Une bonne ration de céréales complètes (riz, couscous, quinoa, millet...) ainsi qu'une grande salade complètent beaucoup de mes repas.


Recommandation:


J'ai été ravie de tomber, récemment, sur la chaîne youtube Pick Up Limes. Sadia est une diététicienne nutritionniste végétalienne qui propose un contenu toujours de qualité, informatif, esthétique, qui met l'eau à la bouche. Elle est souriante, bienveillante, ne juge pas ceux qui s'alimentent différemment, propose juste des conseils. Elle est un exemple pour moi et même si je m'y connais plutôt bien en matière de nutrition après toutes les lectures que j'ai faites, elle m'apprend de nouvelles choses et fait partie des personnes qui font que je m'enthousiasme encore plus des trèsors de ma cuisine et de tout ce que je peux en tirer.


dimanche 3 septembre 2017

Minimalisme: où j'en suis



Je m'intéresse depuis un moment au mouvement minimaliste (Sur les pas d'Ondine: Feng Shui-comment j'ai tenté de désencombrer ma vie)- ce mouvement répond sans doute, à la façon d'un pendule, au consumérisme auquel notre société est vouée depuis si longtemps. L'un appelle l'autre, en quelque sorte: plus nous nous sentons envahis de toute part par le shopping, les possibilités infinies, l'accumulation d'objets, plus naît cette soif d'épuration, de réduction, de simplicité. Réduire le nombre de choix, de décisions à prendre,  et par extension de préoccupations.

Des études confirment ce que j'ai pu constater dans ma propre vie et autour de moi: le surplus d'objets crée du stress et même de la dépression. Etre entouré de plein de choses inutiles qui nous encombrent et nous forcent à rester enlisés dans notre passé et dans nos vieilles habitudes, c'est l'opposé d'une clé pour le bonheur.

Le moment précis où j'ai pris conscience des bienfaits d'un certain minimalisme, c'était lorsqu'un jour, presque spontanément, j'ai décidé de réduire considérablement la taille de ma bibliothèque. Activité contre-intuitive s'il en est pour le rat de bibliothèque que je suis:  moi qui courais toujours les bouquinistes, les marchands de vieux livres, et qui jusqu'à aujourd'hui ne peux pas résister à la compulsion d'acheter tel nouveau roman de tel auteur que j'affectionne, le coeur battant...eh bien, oui, malgré tout cela, j'ai constaté que le fait de réduire l'ensemble de ma bibliothèque à l'essentiel (et donc me défaire d'innombrables cartons remplis de livres dont je me séparais - pour les revendre ou les donner) cela m'a procuré une clarté folle et complètement inattendue.

Ce jour-là, mon regard embrassait les étagères désormais dépouillées du superflu, et soudain, j'ai eu l'idée d'écrire un de mes premiers "vrais" articles sur le blog (La littérature contemporaine ou: comment revenir de ses préjugés) Cet article est né de la clarté apportée par la simplification que d'aucuns appellent minimalisme.


J'aurai toujours le souffle coupé à mettre les mains sur un nouveau livre, à découvrir un nouvel auteur. Feuilleter un livre, c'est un des plus grands plaisirs qui soit pour moi. Mais je me réserverai toujours le droit de me séparer d'un livre - de le faire passer à quelqu'un d'autre qui l'apprécie plus que moi, d'arriver à reconnaître quand un livre a fini de jouer son rôle - et ne garder que mes essentiels.

J'applique désormais ce principe à tous les domaines de ma vie.

Ceci dit, il n'empêche que je suis toujours très loin d'être une minimaliste. Tout d'abord parce que, comme la plupart des personnes de mon entourage, vivant dans un pays riche, j'ai énormément de possessions et beaucoup d'entre elles sont largement inutiles. Personne n'a besoin d'un grand écran plat, d'une voiture qui coûte cher, et de plus de vêtements qu'on pourrait porter en 6 mois. Et de tout un tas d'autres objets qui, si on les considérait du point de vue d'une personne pauvre vivant dans une petite cabane quelque part dans le Tiers Monde, ou encore du point de vue d'un SDF, ne pourraient être qualifiés que de luxe. Les gens qui, réellement, n'ont que le minium absolu pour vivre auraient sans doute beaucoup de mal à comprendre notre "minimalisme"!

Mon but, ce n'est justement pas de vivre avec le minimum. J'ai la chance de ne pas être forcée à me contenter de ce minimum, j'ai une grande maison, je suis très consciente d'être chanceuse, et, comme la plupart des gens dans ma situation, je mets à profit mon pouvoir d'achat: nous travaillons, mon mari et moi, nous gagnons de l'argent, et nous le dépensons (la plupart du temps de façon plutôt raisonnable)  Seulement... il arrive un moment où avoir plus et plus n'augmente pas le degré du bonheur. Une fois que les besoins de base sont assouvis, on risque très vite de se créer une cage dorée à force d'accumuler.

Il y a une autre très bonne raison pour laquelle ne ne peux certainement pas être vue comme minimaliste: comme le sait toute personne ayant des enfants, minimalisme et progéniture ne font pas très bon ménage. Est-ce peut-être parce que les enfants sont synonymes de vie, d'abondance, de débordement? ou alors parce que, lors même que je travaille à réduire mes propres possessions et à ne plus être attirée dans les pièges du marketing, notamment en ce qui concerne l'achat de vêtements, quand il s'agit de mes enfants, c'est une autre histoire: Je me vois mal mettre en place une capsule wardrobe  pour ma fille, tant j'aime à varier ce que je lui mets. C'est sans doute une faiblesse de ma part, et les vrais minimalistes y verraient sans doute une tare, mais vu que toutes les nouvelles habitudes que j'adopte servent surtout à me rendre plus heureuse, moi et aussi mes proches, cette petite/grande concession ne me pose aucun problème. Je pourrai sans doute retourner plus tard à un minimalisme plus "strict" - quand ma maison ressemblera de nouveau plus à un oasis et moins à un zoo (oui oui, même sans avoir d'animaux à la maison, un domicile où vivent des enfants ressemble toujours un peu à une ménagerie)

Ce qui est sûr, c'est que la phase de questionnement dans laquelle je me trouve depuis un moment a déjà porté ses fruits et que je ne verrai plus jamais les possessions matérielles du même oeil qu'il y a 5 ou 10 ans. Certes, j'ai parfois besoin d'une piqûre de rappel, je retombe, moi aussi, dans d'anciens mécanismes - les vieux réflexes shopping sont parfois tenaces - la grande machine appelée consumérisme est bien huilée et tient à sa survie! Mais je suis beaucoup plus consciente, désormais, que pour être vraiment heureuse, ce ne sont pas les faux besoins créés par les commerces qui devraient diriger mes choix.

Quelques questions utiles que je me pose souvent désormais: Est-ce que j'achèterais cet objet s'il n'était pas soldé? Est-ce que je le vois comme allant avec ma garderobe/ma maison/les autres objets de la même catégorie que je possède déjà etc. Est-ce que j'ai déjà un doublon? Est-ce un objet qui m'apportera encore de la joie dans 1, 2, 5 ans?

Qu'il s'agisse de livres, de vêtements ou de toute autre catégorie d'objets, dès que je vois que je n'ai plus de vue d'ensemble, que je me trouve dans un magasin et que je ne sais plus si je possède déjà un t-shirt dans le même genre et la même couleur, je m'oblige à m'arrêter, je me dis "stop". Quand je vais faire les magasins, j'essaie de le faire, désormais, seulement si je cherche quelque chose de précis (un nouveau jean, par exemple) et en étant très consciente de tout ce que j'ai déjà (un inventaire rapide des contenus de son dressing avant une séance de shopping n'est pas une mauvaise idée!)

La grossesse a pour moi (une nouvelle fois!) compliqué les choses: J'ai en fait deux garderobes en une, les vêtement de grossesse et d'allaitement d'une part, les vêtement ordinaires de l'autre. Entre cela et le fait d'essayer de rentrer de nouveau dans ses vêtements d'avant tout en continuant à allaiter, j'ai parfois du mal à m'y retrouver. Quelques semaines après avoir accouché, je me suis promenée en ville en pleine période de soldes, et j'avoue que je me suis de nouveau sentie attirée par les magasins, les pancartes, les promesses... tellement j'avais envie de nouveau me sentir comme un être humain. C'est bien sûr ce sur lequel capitalisent les magasins, ce sentiment procuré par l'achat d'un nouveau vêtement qui vous fait sentir un peu comme une nouvelle personne. Or, bien sûr, c'est un sentiment qui ne dure pas et on se rend compte bien vite que rien n'a changé.

Je ne me range dans aucune case, ni minimaliste, ni autre, mais je peux dire que ma nouvelle devise c'est: simplifier, simplifier et encore simplifier. J'essaie d'appliquer ce principe également à ma cuisine d'où sont en train de disparaître tous les outils qui: a. ne me servent quasi jamais b. sont redondants c. peuvent facilement être remplacés par un outil multi-usage.

Ce que j'aime également beaucoup dans le mouvement minimaliste, c'est la manière dont les maisons ou appartements sont épurés du point de vue esthétique: on oublie les tonnes de décorations, les bibelots déposés sur les meubles, les tableaux et photos par dizaines sur les murs.  Là aussi, j'aime beaucoup, désormais, simplifier (au grand soulagement de mon mari qui autrefois "souffrait" en silence de mes décorations encombrantes) Le regard peut aisément glisser sur les surfaces de meubles ainsi que sur les murs - les pièces dégagent ainsi un côté zen et paraissent même plus grandes qu'elle ne le sont.

Là où je vois également une grande différence maintenant par rapport à autrefois, c'est quand je voyage: avant, j'achetais des cartes postales que je collectionnais, partout où j'allais, comme si je voulais contenir tous les lieux visités pour ne pas les perdre. Ou je rapportais des petits bibelots, ces soi-disant "souvenirs", de mes voyages - pour me rendre compte très vite, toujours, que ces objets n'avaient pas leur place chez moi, que j'avais juste voulu prolonger quelque chose qui avait pris fin, en essayant de l'intégrer à mon quotidien. Alors qu'en réalité, les "souvenirs" étaient dans ma tête, pas dans des objets inutiles et souvent un peu ridicules même.

Finalement, j'ai aussi changé d'attitude par rapport à tout ce qui est cadeaux, souvenirs, et objets sentimentaux. La prise de conscience que j'ai eue est la suivante: si le souvenir auquel je suis attachée est vraiment si fort, il n'y a pas besoin d'un objet pour me le rappeler. Si en revanche sans cet objet je l'oublie, c'est qu'il ne valait pas trop la pein d'être retenu. Et puis, j'aime tellement être dans le moment présent, que vouloir toujours se raccrocher au passé est un peu un écueil à éviter. On garde tellement d'objets par nostalgie, mais aussi à cause d'un vague sentiment de culpabilité - tout cela, je voudrais m'en libérer, car, au risque d'offenser, de ne pas être comprise, la liberté de  ne garder que ce qui nous cause vraiment de la joie, cela n'a pas de prix.

dimanche 20 août 2017

L'allaitement- une affaire privée entre une maman et son bébé!


J'aimerais aujourd'hui aborder un sujet qui me tient très à coeur et dont, heureusement, on parle de plus en plus - sans toutefois qu'il soit encore assez rentré dans la norme, à mon avis. Lorsqu'on parcourt les forums de (futures) mamans, on voit souvent un potentiel de controverse qui a de quoi surprendre. En effet, s'agissant de quelque chose d'aussi naturel et d'aussi personnel que l'allaitement maternel, il est assez hallucinant de voir combien de personnes peuvent vous mettre des bâtons dans les roues lorsque vous souhaitez allaiter votre bébé.


J'ai hésité avant de poster cet article - comme toute personne qui écrit, j'ai parfois peur d'être mal comprise. Voilà d''ailleurs pourquoi je publie cet article plusieurs mois après l'avoir écrit. En reprenant ce texte, je me rends compte à quel point j'ai envie de le  partager.

***

Pour ma part, j'ai été chanceuse, à la naissance de mon premier bébé: l'allaitement s'est mis en place assez facilement, et malgré des douleurs et difficultés auxquelles est confrontée chaque débutante en la matière, je peux dire que je n'ai jamais eu à me demander si j'y arriverais ou s'il fallait que je trouve une alternative. Je n'avais pas prévu de plan B, pour moi le choix d'allaiter, c'était une évidence. Il est vrai que j'ai reçu beaucoup de soutien, à la fois de la part de mon mari et de la part des sages-femmes, et je suis convaincue que ce soutien a joué un grand rôle dans le succès de mon premier allaitement.

Toutes les femmes ne bénéficient pas d'un tel soutien, toutes les femmes ne profitent pas de circonstances favorables, beaucoup d'entre elles doivent renoncer, abandonner, souvent à grand regret. C'est surtout pour ces femmes que j'aimerais écrire cet article, parce que je pense à elles au moment où je m'apprête à donner naissance à mon deuxième bébé et où je suis (assez) confiante de pouvoir démarrer une deuxième fois la grande aventure de l'allaitement.

Je voulais créer ce post pour les femmes qui voudraient vraiment allaiter et tout faire pour - en effet, j'entends tellement souvent des histoires d'un allaitement qui "n'a pas marché" et j'ai la très forte impression que la plupart du temps ce n'était pas du tout la "faute" de la maman - car dans une grande majorité des cas l'allaitement fonctionne si l'accompagnement dont on a besoin est là. Aucune maman ne devrait se sentir en échec parce que le soutien nécessaire lui a fait défaut. 

Et si les circonstances sont moins que favorables, alors il y a des choses qui sont bonnes à savoir, des points d'appui pour pouvoir s'en sortir, même sans aucune aide extérieure.

Un premier message que je voudrais adresser à toutes les femmes concernées, c'est: ne vous laissez décourager par PERSONNE! J'ai tout entendu, de la famille qui trouve que c'est "dégoûtant" au mari "jaloux" aux personnes qui vous traitent de "vache laitière" (ridicule, puisque la vache elle aussi donne son lait à son bébé, à la base, rien de plus naturel)...dans une société de plus en plus sexualisée, on doit bientôt se défendre de voir les seins pour ce qu'ils sont à l'origine: une source de nourriture parfaitement adaptée au bébé, comme c'est le cas pour tous les mammifères.


Ensuite, n'écoutez pas les âneries sorties par certaines sages-femmes. Oui, ça m'attriste de le dire, mais c'est vrai: vous pourrez rencontrer des sages-femmes géniales au cours de votre séjour à la maternité, mais aussi beaucoup de contradictions entre ce que disent les unes et les autres...et aussi des bêtises. Dire à une maman qu'elle n'a "que quelques gouttes" au 2e, 3e jour de vie de bébé, que ce n'est pas assez et que donc il faut passer au biberon...c'est  inacceptable. Les tout premiers jours, ces quelques gouttes suffisent! Le bébé a l'estomac à la taille d'un petit pois au début. Il ne faut pas écouter, juste continuer à laisser son bébé téter...et ça finira par venir (sauf dans de rares cas où il y a un problème médical sérieux ou lorsqu'on a un bébé qui refuse le sein- ce qui peut aussi arriver) Il ne faut pas non plus laisser quelqu'un vous persuader d'essayer de tirer du lait pour voir combien de lait vous avez...car votre bébé arrive à faire sortir beaucoup plus de lait en tétant que tous les tire-lait réunis. Faites confiance à vous et à votre bébé, soyez patiente, bébé n'est pas en danger même si ça prend un peu de temps. On a sorti à ma maman "moi je ne laisserais pas mon bébé mourir" parce qu'elle a insisté jusqu'à ce que ça marche. 

Ensuite, si vous le trouvez difficile au début, la douleur, le rythme à prendre, les nuits courtes...sachez que tous vos efforts payeront après les premières semaines: ce sera tellement facile, vous mettrez bébé au sein sans réfléchir, vous ne sentirez plus rien, et vous serez bien contente d'être passée par les difficultés du début.

Je ne recommande d'ailleurs pas non plus de prévoir un biberon "au cas où", au début: vous risquez de craquer à la moindre difficulté, mais surtout cela vous met dans la mentalité "je vais essayer ce que ça donne" alors que c'est quelque chose qui marche tout naturellement dans la grande majorité des cas. Se dire "je VAIS allaiter" vous garantit le succès dans presque tous les cas.

Il faut savoir aussi que les premières semaines, bébé aura des phases où il boira des heures d'affilée. Ce sont des périodes de croissance/développement pendant lesquelles votre lait doit s'adapter aux nouveaux besoins du bébé...c'est normal, plus bébé tète, plus votre lait s'adaptera. ça ne veut en aucun cas dire que votre lait n'est pas assez riche, ou que vous n'avez pas assez etc. Votre  bébé tétera comme un fou 2-3 jours, et puis votre lait aura atteint un nouveau niveau (un peu comme dans les jeux vidéos!)

Aucune femme ne devrait être obligée à allaiter, mais pour celles qui le souhaitent, elles devraient pouvoir le faire sans qu'entourage, sages-femmes ou d'autres intervenants ne leur opposent des obstacles.  Et d'ailleurs, la durée de votre allaitement lui aussi ne regarde que vous!

Au moment où la naissance de mon deuxième bébé approche à grands pas et où je m'apprête à entreprendre une nouvelle fois la grande et merveilleuse aventure qu'est un allaitement, j'écris cet article autant pour moi-même que je l'écris pour vous: Tout comme toutes les mamans souhaitant allaiter, j'ai besoin d'encouragements, de soutien, de bienveillance. Et savoir qu'on est des milliers à vivre ensemble l'aventure est déjà une source de motivation incroyable.

dimanche 13 août 2017

La vie de mes rêves ("The Miracle morning" par Hal Elrod)



Vous êtes-vous jamais demandé ce qui vous motive à vous lever le matin? En anglais, il existe le joli mot "purpose"qui désigne le fait de savoir où on va dans la vie et pourquoi. C'est un état très désirable et qui fait même rêver tous ceux qui ne savent pas vraiment quel est leur but dans la vie.

En ce qui me concerne, en grande cogiteuse que je suis, je me pose souvent ce genre de question. C'est une question existentielle qui peut sembler quelque peu superflue en même temps, puisque la plupart d'entre nous avons plein de raisons de nous lever le matin et qu'il ne nous viendrait pas forcément à l'esprit d'aller y chercher une composante philosophique. Nous ne nous posons pas forcément la question de nos aspirations et souvent nous sommes juste pris dans des automatismes installés depuis longtemps.

Il y a peu de temps, je me suis livrée à l'exercice mental suivant: A quoi ressemblerait ma journée idéale? Ma semaine idéale? Mon mois idéal etc.?

Et j'ai pris conscience que mes rêves, du moins une grande partie d'entre eux, sont tout à fait réalisables. Le problème, c'est le manque de projection concrète, le fait que je n'entreprends pas, CHAQUE JOUR, des pas en vue de la réalisation de ces rêves. Que je me cache derrière le train-train quotidien, derrière les excuses, que je m'auto-limite et que je m'interdis ce qui n'est séparé de moi que par les obstacles que je place sur ma propre route.

Je suis intimement convaincue que c'est quelque chose qu'on apprend étant enfant, puis ado, puis adulte: cette croyance tenace que les rêves et la réalité, ce sont deux domaines bien distincts et séparés par un paravent infranchissable. 

Eh bien je crois que c'est tout faux, et qu'avec de la volonté et de la détermination, on peut atteindre beaucoup d'objectifs et vivre une vie intentionnelle, c'est-à-dire décider soi-même vers où on veut se diriger, ce qu'on choisit, ce qu'on délaisse. 

En fait, qui dit purpose dit force motrice dit passion. Pour ma part, une de mes plus grandes passions, ce sont les mots, et par extension les livres, les histoires, les langues...Dans ce domaine, comme dans tous les autres d'ailleurs, quand je pense à mes rêves, j'ai toujours eu une vision très abstraite et diffuse de ce à quoi ils pourraient ressembler. Or, eureka, un jour, j'ai pris conscience que si je voulais être un auteur, il fallait seulement écrire. Et tous les rêves les plus fous pourraient se réaliser seulement en mettant en pratique cette première étape essentielle. Réaliser ses rêves maintenant, c'est possible aussi en se mettant en tête qu'il s'agit bien en réalité de buts dans la vie, pas de visions abstraites qu'on ne cherche même pas à atteindre. Alors maintenant, j'essaie d'écrire tous les jours, que ce soit mes histoires ou alors les articles sur mon blog. Ecrire me rend heureuse et m'épanouit. Même quand je n'ai à ma disposition que quelques minutes par jour. Et ainsi je me rapproche toujours un peu plus de la vie de mes rêves.

Lorsqu'on travaille à construire la vie de ses rêves, on peut trouver beaucoup d'aide et de motivation  auprès de personnes inspirantes. J'en trouve tout le temps, dans la vie comme dans mes lectures. Dans la série de livres de développement personnel dans lesquels je plonge depuis un certain temps, ce qui m'inspire le plus, ce sont ces "manuels" qui nous incitent à prendre notre vie en mains et à vraiment vivre la vie de nos rêvesParmi tous les blablateurs et poseurs qu'on trouve dans notre société, Hal Elrod (auteur de The Miracle Morning), de par son expérience de la vie, de par sa personnalité, de par la sagesse qu'il dégage, fait partie des personnes qui méritent qu'on les écoute. Pour avoir une petite idée de qui il est, vous pouvez le découvrir en écoutant une de ses présentations sur youtube. 


Ce n'est pas un gourou, il ne propose pas de religion, c'est juste une de ces personnes inspirantes qui vous motivent à devenir la meilleure version de vous-mêmes. La finalité du Miracle morning, c'est de se lever le matin enthousiaste comme un enfant le jour de Noël...et ce tous les matins! Cela ne serait-il pas fabuleux?


les merveilles du matin




Etre matinale, cela fait partie de ma nature profonde, celle qui se manifestait déjà étant petite, lorsque je sautais sur le lit de ma soeur à une heure innommable du  matin quand celle-ci aurait bien aimé dormir encore une heure ou deux.

Cela n'a pas changé, j'aime toujours me lever tôt. (même quand je n'ai pas beaucoup dormi)

Le matin, tout me semble plus clair, j'arrive mieux à canaliser mes pensées, à me focaliser sur l'essentiel, à me projeter, planifier, et à réaliser.

Dans mon dernier article (Sur les pas d'Ondine: La fragilité) j'ai partagé un peu mon combat contre l'anxiété et la dépression - j'y parle de notre santé mentale qui mérite toute notre attention tout comme notre santé physique. Au fil des années, j'ai trouvé des activités qui font du bien à mon esprit et qui m'apportent de la paix intérieure, surtout quand je les pratique dès le matin: la lecture, l'écriture, le yoga, la méditation...

Ce sont précisément des activités (matinales!) préconisées par Hal Elrod dans son livre The Miracle Morning. Sans avoir essayé pour le moment de pratiquer le miracle morning de manière systématique, ayant toujours été du matin, je peux d'ores et déjà confirmer combien cela fait du bien si on commence sa journée par une de ses pratiques.

Quelle bonne idée de les combiner TOUTES et de passer ainsi quelques minutes chaque matin pour remettre les pendules à l'heure et se refocaliser sur l'essentiel!

Quelques nouvelles habitudes pour savourer à fond les merveilles du matin dans le but de s'approcher un peu plus de la vie de nos rêves:

- intégrer le plus possible les six pratiques Life Savers (à savoir la lecture, l'écriture, le silence, la visualisation, les affirmations positives et enfin l'exercice physique)

-adopter, en particulier, les affirmations positives comme une clé importante pour l'épanouissement dans une vie - nous sommes tous tellement pris dans des dialogues intérieurs que nous ne choisissons pas, qui sont dictés par notre passé, par nos doutes et par nos peurs, qu'il est très utile et même crucial de les remplacer consciemment par des affirmations telles que "J'ai de la valeur" ou "Je peux réussir tout ce que je désire si je m'y attèle vraiment."

-découvrir l'exercice de visualisation - une pratique plutôt nouvelle pour moi - j'y dédierai peut-être un jour un article à part. Elle consiste à se mettre devant les yeux le but qu'on veut atteindre de manière vivante et concrète - afin de vraiment savoir vers quoi on se dirige, avec confiance et conviction.

Quant à la  lecture, l'écriture, l'exercice physique (en particulier le yoga) et a méditation (silence) voilà longtemps que je sais à quel point ces pratiques peuvent transformer ma journée si je les attaque dès le matin, avant toute chose.

Ce qui est au moins aussi important que ces bonnes habitudes, ce sont toutes les choses à ne PLUS faire, à bannir de son quotidien:

- Les phrases débutant par "Un jour...", "Si je pouvais...". "Si j'avais les moyens" etc.
Les discours internes négatifs qui pourrissent la confiance en soi et dans le monde et qui font couler d'emblée tous les projets aussi beaux soient-ils. C'est ce qu'on appelle des "croyances limitantes" (limiting beliefs) - et c'est de l'auto-destruction pure et dure. Quelle dommage d'aborder une vie qui nous a été donnée de cette façon!

- "Tu as de la chance" à chaque fois qu'une personne autour de nous semble plus fortunée que nous (c'est d'ailleurs plutôt une phrase marmonnée à demi-mot, ou articulée seulement dans la tête)  C'est une phrase qui transpire l'envie et même l'amertume souvent, et qui ignore le fait que nous sommes tous les artisans de notre propre bonheur. Etre envieux, dire que quelqu'un d'autre a "de la chance", c'est aussi admettre qu'on s'est résignés, qu'on a arrêté d'essayer de construire son propre bonheur, pierre après pierre, quelles que soient nos circonstances, quel que soit notre passé.

- Je recommande également de réduire le temps passé sur les réseaux sociaux - ce sont de vrais chronophages et depuis que j'ai supprimé tous les réseaux sociaux de mon ordinateur, je dédie beaucoup plus de temps à des activités utiles et épanouissantes.

En guise de conclusion, le message le plus important que j’ai tiré du livre The Miracle Morning, c’est que pour obtenir ce que l’on veut dans la vie, il faut d’abord devenir la personne qui correspond vraiment à la vie que nous souhaitons. Dans es mots de Hal Elrod: "Become the person you want to be in order to have the life you want." Et ce dès le matin!

dimanche 18 juin 2017

La fragilité






J'ai toujours associé l'idée de la fragilité à une image de verre cassé. Cela vient peut-être de la fascination que j'ai éprouvée, étudiante, pour la Ménagerie de verre  de Tennessee Williams. Toujours est-il que pour moi le verre cassé représente les fissures que la vie amène, les éclats de verre les drames de la vie, et puis un certian soulagement lorsqu'un verre se brise et que la cassure fait écho à une blessure intérieure.

Il ne viendrait jamais à l'idée de personne  de priver un patient souffrant de diabète de son insuline. Lorsqu'en revanche le mal qui nous ronge s'appelle dépression, anxiété, ou encore burn out,  la compassion peut laisser la place à l'incompréhension, le tabou bloque les confidences, un certain malaise s'installe.

On ne choisit pas  de souffrir de troubles mentaux tout comme on ne choisit pas ses maladies physiques. Se sentir fragile, vulnérable, crouler sous la pression... ce n'est pas quelque chose dont on devrait avoir honte.

Depuis des années je souffre d'attaques de panique, de crises d'angoisse. Je n'en parle pas, ou très peu. C'est un sujet tabou, toujours, et pourtant c'est un mal qui touche une grande quantité de personnes. De personnes qui souffrent en silence car fonctionner est un maître-mot dans notre société. On ne sait pas trop d'où vient cet impératif ou qui nous l'a imposé, mais il est évident que (dans le monde professionnel comme dans la vie en société en général) on n'a pas le droit de tomber en panne.

Or les blessures de l'enfance, les traumatismes, la mort d'un proche, une fausse-couche...peuvent nous fragiliser. Et si c'est le cas on est en droit de s'occuper de soi autant qu'on en a besoin. Sans devoir se justifier.

Avec les années on prend tellement l'habitude de donner le change qu'on arrive à un point où même si on disait en face à un proche: "A l'aide, je suis en train de couler, je n'en peux plus!" Il nous dirait: "Mais tu assures très bien, ça se voit, pas de problème." au moment même où vous êtes prêt(e) à avouer que vous n'êtes pas aussi forte que vous avez laissé paraître. au moment précis où vous êtes finalement prêts à demander de l'aide, malgré la honte, malgré la peur de la stigmatisation.

Je voulais dans cet article donner un exemple de fragilité mentale qui devrait être pris au sérieux et dont beaucoup de personnes (de femmes, en l'occurence) n'osent pas parler autour de soi. Il s'agit de la dépression postnatale qui, à l'inverse du babyblues dont il est désormais possible de parler, frise toujours le tabou. Le babyblues  (ces premières journées de nouvelle maman débordée, émotive, qui ne dort pas assez et pleure pour un rien) est accepté et même considéré comme commun - ce qu'il a de rassurant, c'est qu'il ne dérange pas trop, qu'il passe en général en l'espace de quelques jours ou de quelques semaines, et qu'on peut en parler sans gêne, puisqu'ensuite, la vie peut continuer sans trop d'encombres.



La dépression postnatale quant à elle est beaucoup moins la bienvenue dans les discussions, elle arrive de manière plus insidieuse, et plus tard (chez moi 2-3 mois après la naissance de mon premier bébé), quand l'excitation du début est retombée, le bébé n'est plus "nouveau", vous êtes censée avoir trouvé votre rôle de maman et juste avancer, jour après jour...et là un jour, vous vous réveillez, et vous n'avez plus goût à rien. Les larmes du babyblues seraient les bienvenues à ce moment-là, mais vous n'arrivez même pas à pleurer. Tout vous indiffère. Vous êtes là sans être là. Vous vous promenez la tête dans un nuage noir dont vous n'arrivez pas à sortir. Les gens bien-intentionnés vous disent de faire quelque chose qui vous fait plaisir, lire un livre, regarder une série...mais justement, plus rien ne vous attire. Mettre un pied devant l'autre, s'occuper de votre bébé...tout se transforme en tâche monumentale.

La bonne nouvelle, c'est qu'un jour, vous vous réveillez et "ça va" (comme dans la chanson de Rose). Vous ne pouvez pas l'expliquer, mais lentement, vous commencez de nouveau à voir des couleurs autour de vous, à vous intéresser à votre entourage, à vous émerveiller VRAIMENT de votre bébé. Vous remarquez que les rideaux de la chambre de la petite sont roses-ça faisait longtemps que vous ne l'aviez pas relevé. Et vous vous surprenez à penser "je vais bien, bébé va bien, tout va bien." Et c'est à partir de là que tout va mieux, un petit peu plus de jour en jour.


La dépression postnatale n'est qu'un exemple spécifique parmi tant d'autres de troubles mentaux qui peuvent nous atteindre. A vrai dire, personne n'est à l'abri. Et voilà pourquoi personne ne devrait faire la sourde oreille ou faire preuve d'incompréhension. Il devrait être possible de parler d'anxiété et de panique, de partager sa fragilité - pour être soutenu, c'est certain,  mais aussi pour que le jour où notre interlocuteur y sera confronté à son tour, le jour où ce sera lui qui portera un sac à dos bien trop lourd et devra combattre des fantômes, il trouvera un appui dans le fait qu'il saura que nous pouvons tous nous retrouver fragiles, un jour ou l'autre.